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  • : le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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         Qui étais-je vraiment? /

Ballet d'oiseaux

          au bord de la mer  

Impossible livre

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          itinéraires

     Rose des vents/Prendre le large/

21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 23:04

Très tôt, j’avais vu ma mère compter les sous. Mon père était courageux et se donnait beaucoup de mal mais ne gagnait pas bien sa vie. Cette anomalie dans le monde des adultes me préoccupait. Comme tous les enfants, j’aimais la logique. Que 2 + 2 fassent 4, sinon, comment s’en sortir ? Le rêve n’était pas le mensonge ni l’imposture. En plus de la logique, je possédais un sens aigu de la justice. Mon père aurait dû être récompensé de ses efforts. Au lieu de cela, la dépense où nous rangions les courses était toujours presque vide. A H. et encore dans nos premières années dans la ville d’A., la paye de mon père était hebdomadaire. Vers le milieu de la semaine, ma mère renversait son porte-monnaie vide au cas où il en serait tombé une pièce oubliée. Pour assurer la soudure, mes parents ne se servaient plus que des nouilles. Nous avions mauvaise réputation auprès des commerçants, non pas à cause des impayés que ma mère n’aurait même pas osé envisager, mais des achats que nous n’effectuions pas. Manquant parfois du nécessaire, il n’était pas question de désirer le superflu. J’étais habituée à ce régime de croisière et je pensais comme mes parents que, de toutes façons, nous avions l’essentiel.

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commentaires

brigitte Celerier 22/04/2013 00:26


pour les nouilles de fin de mois, ma mère était arrivée à nous faire juger que le contraire était vulgaire