Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
  • Contact

Recherche

Archives

Autoportrait

         Qui étais-je vraiment? /

Ballet d'oiseaux

          au bord de la mer  

Impossible livre

      Mots

    déploiement géométrique, sonore, temporel

Les mots/"Sons" dessus dessous?/Où (hou!hou!) sont les sons?/Sur les ondes/Tout se jouait entre deux mots qui se fuyaient/Ecrits déchirés/Les mots me manquent/Mots à profusion/Fond et forme/L'art de combiner les sons/Passerelles de mots/Sous le couvert des mots /Ma voix résonne dans le désert!/C (Qu) antique/Mots creusés-creusets /Mots interdits /Mots /                       

       Motifs

     Leitmotiv/    

         Ombres

     Point de rencontre /Aboli bibelot /Portrait/  

         Images

     Images découpées/La dernière image de lui/ Autoportrait /  

          la lettre i

     Démolition/DESPERADO/Eperdument/  

           immense

     Un océan à traverser/Plans sur la comète, rêverie géante.../  

            improvisations

     Nécessité fait loi?/ Chevauchée fantastique/  

             invisibles frontières  

     Moi et/ou moi/Acrostiche/Du trajet au destin (tragédie?)/Elle ourlait le bord des précipices.../Incertains rivages/L'usine/Couloirs du temps/  

          itinéraires

     Rose des vents/Prendre le large/

7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 23:04

En classe, la distinction la plus utilisée était le réussi  et le raté, qui se déclinaient aussi en bien  ou mal. La vie m’envoyait déjà ses coups mais je les recevais de façon amortie. J’étais dotée d’une disposition exceptionnelle à la rêverie, qui m’exposait à toutes les distractions, à tous les ridicules, à toutes les déconvenues. J’aurais pu devenir un bouc émissaire si ma nature nonchalante n’avait pas déjoué les moqueries. Je ne savais pas dessiner, pas danser, pas chanter. L’école maternelle, qui avait permis que je m’en aperçoive, m’avait offert en retour l’apprentissage des lettres. Comme le Jokari, la lecture ou l’écriture étaient des jeux qui pouvaient se pratiquer en solitaire. Les enfants de la rue qui passaient devant moi quand j’écrivais (ou que je faisais plutôt semblant d’écrire) sur mon ardoise, ne m’invitaient pas à les rejoindre, ils me décochaient leurs flèches. Le rempart de mes rêveries était inexpugnable, rien ne m’atteignait. Je n’étais d’ailleurs pas une mauvaise camarade, à l’occasion, on pouvait me faire une place.

Partager cet article

Repost0

commentaires