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  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 23:04

| Le Monde | vendredi 3 août 2012       par Claire GATINOIS

 

L'Allemagne a prêté 46,1 milliards d'euros à la Grèce. Or, Berlin finit par l'admettre: le pays a aussi économisé 60 milliards sur sa propre dette, grâce aux taux planchers. Dont la France bénéficie aussi.

 

Pour le quotidien "Bild", Berlin profite de la crise européenne:

 

Jusqu'ici, les rôles étaient bien répartis au sein de la presse allemande. D'un côté, le sérieux Handelsblatt, la "voix de la raison", jouait volontiers les euroenthousiastes. De l'autre, le Bild, quotidien populaire le plus lu du pays, eurosceptique convaincu, multipliait les "unes " méprisantes et provocatrices envers la Grèce. 

 

Que le Bild ait titré l'un de ses articles, mercredi 1er août, "L'Allemagne gagne de l'argent grâce à la crise" prend donc un sens tout particulier. Le quotidien reconnaît que Berlin profite, depuis le début de la crise, de taux d'intérêt faibles qui lui permettent d'économiser de l'argent. Beaucoup d'argent: 60 milliards d'euros en trente mois, affirme le journal, s'appuyant sur les calculs d'un analyste de la Bremer Landesbank....

 

Le chiffre avancé par Bild semble cohérent pour Jean-Baptiste Pethe, économiste chez Exane BNP Paribas: l'Allemagne, dit-il, emprunte à des taux à dix ans de l'ordre de 2% cette année, contre 4% avant la crise. La dette du pays étant de 1.400 milliards d'euros, une baisse des taux de deux points de pourcentage permet d'économiser 28 milliards d'euros d'intérêt par an, indique-t-il. Sur trente mois, on avoisine donc un gain de 60 à 70 milliards.

 

Les bénéfices que tire Berlin de cette situation ne s'arrêtent pas là. La baisse des taux auxquels l'Etat se finance se répercute sur tout le marché du crédit dans le pays, qu'il s'agisse des crédits immobiliers ou de ceux auxquels les chefs d'entreprise allemands empruntent. 

 

Ces profits compenseraient largement les 46,1 milliards d'euros prêtés par l'Allemagne à Athènes dans le cadre des deux plans de soutien à la Grèce. De quoi clore le débat sur le fait que Berlin paie cher l'inconséquence des Grecs...

 

Les Etats-Unis et la France bénéficient aussi de cet environnement très spécial du marché de la dette. Les taux des emprunts français à dix ans ont atteint un plus bas historique, mercredi, à près de 2%...

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