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  • : le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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         Qui étais-je vraiment? /

Ballet d'oiseaux

          au bord de la mer  

Impossible livre

      Mots

    déploiement géométrique, sonore, temporel

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          itinéraires

     Rose des vents/Prendre le large/

28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 11:04

Plus tard, je découvrirais que ma vie d’enfant tout entière s’était déroulée selon la même dynamique que ce jeu de balle à l’élastique. Le socle en était la maison où je prenais mon élan avant de me projeter dans les différentes directions qui s’ouvraient à moi, passages obligés comme l’école ou le patronage et parcours buissonniers dans les terrains vagues qui n’avaient pas encore été transformés en terrains à bâtir. Mon statut de « fille » limitait toutefois ces escapades improvisées que la vigilance maternelle encadrait sévèrement, ce qui n’avait pas empêché les accidents. Le plus mémorable avait été ma chute dans un canal, j’avais été repêchée de justesse par mon frère et ses amis venus à la rescousse. Il m’en était resté quelques cauchemars et des frayeurs refoulées qui me rendaient parfois stupide, comme ce jour de forte pluie où je n’arrivais pas à franchir une flaque plus large que d’habitude. Ma posture immobile avait attiré l’attention du boulanger qui venait de terminer sa fournée de pain, il avait envoyé son fils me tirer de là avec une bonne poignée de main. De même, il arrivait que la balle du Jokari reste coincée derrière un objet posé contre les façades des maisons, chaise, vélo ou carriole ; j’allais la délivrer pour reprendre mon jeu, qui serait de nouveau interrompu, à une échéance imprévisible, par une autre maladresse que je n’aurais pas pu m’empêcher de commettre. 

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