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  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 23:06

Le Monde | dimanche 29 - lundi 30 juillet 2012           par Claire GATINOIS

 

La crise de la zone euro s'étend maintenant à l'ensemble de l'union monétaire. Qu'ils soient vertueux ou pas, compétitifs ou non, peu de pays échappent à la "contamination" économique des turbulences du marché des dettes souveraines. 

 

Même en Allemagne, modèle en tous points, les entrepreneurs commencent à sentir que les affaires marchent moins bien (Le Monde du 28 juillet). Qui plus est, la première économie de la zone euro est menacée de perdre son Aaa, nous dit l'agence de notation Moody's. 

 

Certains redoutent que la situation économique ne s'envenime sérieusement. Au point d'aggraver le surendettement des pays fragiles, de les pousser à sortir de la zone monétaire et de faire exploser cette dernière. 

 

Le risque n'est pas seulement financier. Il est aussi politique. Un pays peut partir de l'union non pas parce qu'il y est forcé, mais parce que sa population, exaspérée, le désire.

 

La menace est réelle. D'abord parce que europhiles comme europhobes doutent que, dans l'esprit des ménages et des chefs d'entreprises, l'euro soit "irréversible" comme l'affirme le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi. 

 

"Le mot irréversible est tout à fait faux", juge l'économiste Eric Chaney, directeur de la recherche chez Axa IM. "L'euro est une construction démocratique. Personne n'a forcé un pays à entrer dans l'union monétaire, personne ne peut l'empêcher d'en sortir", souligne-t-il. 

 

Reste à identifier ce qui pourrait pousser l'opinion publique d'un pays à vouloir abandonner la monnaie unique.

 

On pense spontanément à la Grèce, où s'accumulent les plans d'austérité. On imagine que l'euro ne mérite peut-être pas ces sacrifices aux yeux de la population. Que les petites remarques les qualifiant tantôt de tricheurs tantôt de fainéants commencent à suffire. 

 

Des raisons d'être amers

 

Pourtant non. A Athènes, on reste très attaché à la monnaie unique, comme le révèle l'étude du Pew Research Center de mars-avril. La menace est donc ailleurs.

 

M. Chaney s'inquiète de l'Italie, ce pays où "l'euro est perçu de la façon la plus négative", observe-t-il.

 

Une conclusion confortée par un récent sondage, affirmant que 56% des Italiens regrettent l'entrée de leur pays dans l'euro.

 

Les Italiens ont des raisons d'être amers: la hausse de la TVA, la réforme des retraites et celle du marché du travail pour désendetter le pays et le rendre plus compétitif, semblent avoir été menées en vain. L'Italie continue d'être sanctionnée par les marchés. Résultat: la cote de popularité de Mario Monti, l'actuel président du conseil, décline: 84% des Italiens avaient une opinion positive de lui à son arrivée, contre 40% aujourd'hui. 

 

Certains redoutent qu'aux prochaines élections législatives italiennes, prévues en mai 2013, un candidat fasse campagne sur la sortie de l'euro. Pourquoi pas Silvio Berlusconi? L'ex-chef du gouvernement, tenté par un retour sur le devant de la scène politique, souligne qu'évoquer cette option n'est pas un "blasphème".

 

M. Monti n'est pas le seul dirigeant en danger face à la montée de l'euroscepticisme populaire. En Allemagne, crise aidant, on commence aussi à s'agacer. Mais pour Jean-Paul Fitoussi, de l'Observatoire français des conjonctures économiques, le problème le plus inquiétant est en Europe du Nord. 

 

Aux Pays-Bas, où les eurosceptiques sont déjà présents, la récession attendue pourrait déboucher sur un "réflexe anti-euro", alerte Gilles Moëc, chez Deutsche Bank.

 

Et que dire de la Finlande, où la presse rapporte que le pays préférerait sortir de l'euro plutôt que de payer les dettes des autres? Les ménages seraient agacés d'être emportés dans la tourmente à cause de pays incapables d'éponger leurs déficits.

 

Il est urgent d'attacher plus d'importance aux dangers politiques, conclut M. Chaney. Et d'expliquer aux populations que la monnaie unique est un atout avant qu'elles ne soient persuadées du contraire.

 

 

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