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  • : le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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Autoportrait

         Qui étais-je vraiment? /

Ballet d'oiseaux

          au bord de la mer  

Impossible livre

      Mots

    déploiement géométrique, sonore, temporel

Les mots/"Sons" dessus dessous?/Où (hou!hou!) sont les sons?/Sur les ondes/Tout se jouait entre deux mots qui se fuyaient/Ecrits déchirés/Les mots me manquent/Mots à profusion/Fond et forme/L'art de combiner les sons/Passerelles de mots/Sous le couvert des mots /Ma voix résonne dans le désert!/C (Qu) antique/Mots creusés-creusets /Mots interdits /Mots /                       

       Motifs

     Leitmotiv/    

         Ombres

     Point de rencontre /Aboli bibelot /Portrait/  

         Images

     Images découpées/La dernière image de lui/ Autoportrait /  

          la lettre i

     Démolition/DESPERADO/Eperdument/  

           immense

     Un océan à traverser/Plans sur la comète, rêverie géante.../  

            improvisations

     Nécessité fait loi?/ Chevauchée fantastique/  

             invisibles frontières  

     Moi et/ou moi/Acrostiche/Du trajet au destin (tragédie?)/Elle ourlait le bord des précipices.../Incertains rivages/L'usine/Couloirs du temps/  

          itinéraires

     Rose des vents/Prendre le large/

5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 23:04

 

silence soupir

amour mot

mémoire exploration

espace tourbillons

mots arrachement

 

        les déchirures du langage lacèrent les corps

 

 

mots socs

langage socle

mémoire projection

mouvements de mots

définitions cages

 

        les éclairs de la pensée déchirent les voix

 

 

mots grains

greniers mémoire  

langage à l'oeuvre

phrases sillons

labours

de la terre et de la chair

est triste

 

        tant de douleurs et de pertes  

 

et le paysage qui tremble

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 23:04

Dans l'intimité de son logis reconstitué, Minima m'avait raconté les grandes lignes de son odyssée. Son récit n'était pas linéaire et je ne peux en établir qu'une chronologie et une géographie élémentaires. Ainsi, elle avait traversé le monde d' Est en Ouest au gré d'événements qu'elle situait les uns par rapport aux autres avant ou après. J'essayais de l'aider à remonter le fil du temps en lui posant des questions anodines comme on balise un chemin avec de petits cailloux. Surtout, j'aimais la faire rire, et quand elle se perdait dans des pensées qui la rendaient manifestement triste ou trop sérieuse, je la distrayais grâce à mes tours de magie. Ma boutique s'appelait AU ROYAUME DES JOUETS ; il ne me déplaisait pas de penser qu'avec ma longue barbe je pouvais ressembler à un roi mage !

 

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 23:04

Voici une maison que j'ai photographiée un jour, au bord de l'océan, en pensant à Minima :


Au bord

 

Parfois, le monde réel a l'apparence d'un rêve...

 

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 19:58

La baisse des impôts n'est pas plus prioritaire que la baisse du prix des automobiles, puisque tous les biens privés ou publics, marchands ou non marchands, sont également créateurs de richesses, dès l'instant où ils satisfont des besoins. L'impôt n'est donc pas un prélèvement sur des richesses qui seraient créées par la seule sphère marchande: il est le prix à payer pour la création d'une richesse. Le bon niveau de l'impôt n'est donc pas le plus bas possible, mais celui que les citoyens d'une démocratie effective sont disposés à payer pour la production des services collectifs.

Jacques Généreux, Les Vraies lois de l'économie, Seuil

Loi n°8 

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 14:01

Echappée bleue

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 23:04

 

       Minima était sans doute de l'étoffe du petit Prince, mais je ne suis qu'un vieux marchand de jouets qui l'avait d'abord regardée comme une poupée. Je me suis fabriqué un monde en miniature depuis que je me suis retiré de la vie réelle, après de longs voyages. La gamine m'avait d'emblée manifesté une confiance qu'elle n'aurait peut-être pas accordée à un adulte normal ! De cela, finalement, je me sens fier.

 

       Nos ombres s'étiraient, elle s'amusait de se découvrir aussi grande alors que, de son pas léger, elle ne pesait pas plus qu'un oiseau ! Son pull trop ample sur un jean troué qui avait été arraché à la hauteur de ses mollets la faisait ressembler à un Gavroche des mers. Elle en avait l'allure frêle mais si vive ! Son rire en cascade grelotte encore sur le rivage...

 

       Qui es-tu ? D'où viens-tu ? Où sont tes parents ? Où habites-tu ? J'avoue ne pas avoir suffisamment insisté, et si je n'ai pas obtenu de réponses précises, je ne peux m'en prendre qu'à moi-même. Il me semblait que sa famille était partie de l'Est du Monde, puis qu'elle avait dérivé progressivement vers l'Ouest. J'avais appris que, comme moi, elle avait beaucoup voyagé ! Elle parlait de chariots et de cahots, de feux de camps et de nuits étoilées, mais aussi de fusils et de démolitions. Dès que mes questions se faisaient plus pressantes, elle se fermait comme une huître.

 

       De toute sa vie, elle n'avait jamais joué qu'avec des bouts de bois et des pierres, aussi se montrait-elle étonnée qu'on puisse faire profession de ce commerce. Devant le dénuement de ses jeux, je me sentais un peu honteux de mes trains électriques. Mon magasin était situé dans une cabane à proximité de la plage. J'y vendais bien entendu des bateaux, des seaux et des pelles. Je ne suscitais en elle aucune envie, elle trouvait que, chez nous, les adultes ne comprenaient rien aux enfants.

 

       Pendant que je lui décrivais ma boutique, elle traçait des lignes sur le sable. Nous avions marché le long d'un ruban de coquillages qui s'étaient déposés au bout des vagues. Elle s'envolait à quelques mètres de moi, et je la voyais s'accroupir pour les ramasser. Elle revenait me montrer ses trouvailles, accomplissant les gestes éternels de l'enfance. Je la contemplais sans rien dire, avec la douce impression de flotter dans un présent situé hors du temps...

 

       Je m'étais éloigné à sa demande car elle voulait me faire une surprise. Je m'étais attendu à une course-poursuite mais elle s'était penchée vers le sable, l'air grave et concentré. J'avais joué le jeu en restant à bonne distance jusqu'à ce qu'elle me fasse signe, et je découvris alors qu'elle avait choisi de répondre à sa façon aux questions que je lui avais posées : « Tu es content ? J'ai dessiné ma maison !»

 

       Comment pourrais-je vous raconter, vous expliquer ? Tout ce que je sais de Minima ressemble à ces coquillages posés sur le sable. Sa demeure imaginaire était magnifique avec son toit et ses murs de nacre ! Elle m'avait proposé en riant malicieusement d'entrer chez elle pour me reposer de mes fatigues. J'avais fait mine de franchir une porte et de m'installer à ses côtés sur le tapis qu'elle avait fait semblant de dérouler devant mes yeux. Sur le sol moelleux, nous avons passé ensemble des moments exceptionnels que je ne pourrai jamais oublier...

 

       J'ai photographié le ruban de coquillages, car je ne pouvais pas croire (je ne peux toujours pas !) à la disparition définitive de Minima. Si les marées ont détruit son oeuvre éphémère, les matériaux qu'elle avait utilisés sont toujours là, au bord des vagues, pour me prouver que je n'ai pas rêvé...

 

Ruban 

 

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 18:30

Lever de lune

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 12:01

Je les ai pourtant bien vues, ces portées d'hirondelles alignées comme des notes sur les fils électriques tendus à travers la campagne!

 

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 08:48

Tourne - arc - en - ciel

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 14:04

La généralisation d'une concurrence parfaite serait une catastrophe économique. Car les vertus de la concurrence ne tiennent pas seulement à la liberté des acteurs, mais aussi aux institutions et réglementations qui l'empêchent de dégénérer en guerre économique.

 

  Jacques Généreux, Les Vraies lois de l'économie, Seuil

Loi n°7

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