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  • : le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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     Rose des vents/Prendre le large/

3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 00:04

mercredi 3 janvier 2029

 

[ la non-violence pensée comme une arme avait été détournée par un monstre doux, une dictature invisible, un désir forcené d'objets marchands alimenté par une publicité retors

 

des mercenaires avaient vendu leur âme à des financiers cupides qui engrangeaient des monceaux d'or, ne redistribuant que de la poudre, même à canon

 

et chacun, parfois de guerre lasse, finissait par s'agenouiller devant les palais de la consommation construits à la gloire du veau d'or

 

les plus faibles étaient repoussés, méprisés, meurtris, piétinés, sacrifiés sans pitié au moloch  

 

la machine de guerre des puissants avançait inexorablement comme un cheval de Troie au milieu du décorum apparemment intact des démocraties, qui se sont toutes effondrées comme des châteaux de cartes, minées de l'intérieur pour avoir trahi le contrat social ]

 

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ 

 

ECRIT DEPUIS L'AVENIR

 

 

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 00:04

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 00:04

 

 S 3 Bords Promontoire 1

 

A Claudine @CSMBeggen

http://colorsandpastels.wordpress.com/

(avec tous mes remerciements)

 


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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 00:04

(Ce texte a été publié une première fois sur le blog de Giovanni Merloni [link] à l'occasion des Vases communicants de décembre 2013.)


   Les mots me manquent... Je me sens incapable... Je ne saurai pas... Trop, trop d'émotions, de sentiments confus et contradictoires me submergent soudain en découvrant les simples mais très belles photos que m'a envoyées Giovanni... J'imagine que le sourire confiant, que le visage radieux de cet enfant est le sien... Aux commencements de sa vie... Quand tout n'était encore vraisemblablement que promesses... Quand il n'était possible d'imaginer que bonheurs présents et à venir...

Giovanni 1

 

   Au milieu de tous ces enfants, frères, sœurs, ou peut-être cousins cousines, une femme fait converger sur elle leurs regards aimants et heureux. Manifestement, elle les a aidés à grandir en les armant de son amour pour affronter la vie, et les voici, grands, adolescents, jeunes gens, sur cette photo où les visages moins ronds n'ont pas complètement trahi l'enfance, autour de leur mère ou de leur parente dont les cheveux ont commencé de grisonner...

Giovanni 2

 

   Trahir, le mot est lâché... Sans doute suis-je déjà en train de trahir Giovanni, aussi bien l'enfant qu'il a été que l'adulte se souvenant de cette enfance qui lui est propre et dont lui seul a la clé!... Mais n'est-ce pas plutôt l'enfant qui abandonne l'adulte à ce qu'il est devenu?... Nostalgie de l'enfance, que cherchons-nous à découvrir ou à déchiffrer sur ces visages qui se sont laissés photographier par les adultes d'alors pour fixer les moments de bonheur et baliser la vie qui passait?... L'enfance est-elle vraiment cet âge d'or qui nous tend le trésor de ses souvenirs? Quelle perception avions-nous de nous-mêmes quand nous n'étions encore que des enfants soucieux de devenir grands et de quitter les enveloppes trop protectrices? La vie ne se montrait-elle pas déjà un peu rude?... La grâce de l'enfance est parfois meurtrie par l'expérience du malheur; et même les enfances heureuses sont blessées par l'apprentissage de la vie qui montre fatalement l'envers du décor... Comment se défendre contre les monstres, réels ou imaginaires?... Les petits d'hommes sont ambivalents comme leurs parents, et balancent entre leurs peurs et leurs joies!...

 

   Dans la famille de Giovanni, les enfants sont heureux et font la fête. Le petit Giovanni est fier de sa cravate qu'il arbore en bombant la poitrine entre son frère et sa sœur.

Giovanni 3

 

    "Oui, c'est moi, je suis en train de devenir grand et cette cravate le prouve. Pourquoi me regarder comme un enfant?"... Comme si les adultes eux-mêmes n'étaient que des adultes et n'avaient pas gardé au fond de leur cœur une part d'enfance?... Mais quelle est-elle? Comment la définir?... Le jeu et toute l'inventivité qui lui est associée est sans doute ce qui sépare ou réunit au plus haut point, selon les degrés d'interférence, le monde des adultes et celui des enfants...

 

   Mais voici que je parle de l'enfance en général et que je m'éloigne de l'enfant Giovannino. Quels étaient ses rêves mais aussi ses cauchemars? Quel était l'axe structurant autour duquel l'enfant apprenait à penser sa/la vie? La première photo a été prise à Paris, la seconde à Siena. La France, l'Italie. Ce partage géographique (du côté de... ou de...) a nourri son imaginaire. Quels reliefs particuliers le bilinguisme apportait-il aux histoires lues ou racontées?

Giovanni 4

 

   Infans, l'enfant qui ne savait pas encore parler découvre que les émotions qui bouillonnent dans les coeurs correspondent à des mots qu'il est possible de cueillir sur les pages d'un livre. L'adulte aimée est une lectrice, une liseuse qui adorait la France et la peinture de Renoir.

Pierre-Auguste Renoir 067

 

   Giovannino aimera la peinture autant que les mots. Il entame à cette époque, au gré des déplacements de sa famille entre l'Italie et la France, un long voyage intérieur qui n'aura jamais de fin, et qui s'apparente à un exil. Pour rassembler tous les morceaux de sa vie, Giovanni apprend à composer de grands tableaux qui ressemblent à des puzzles. C'est son jeu de prédilection. Il y a toujours deux ou trois pinceaux dans sa trousse de voyage, à côté d'un stylo. Car il s'est mis aussi à raconter de longues histoires foisonnantes qui parviennent à peine à traduire le bouillonnement des sentiments qui mènent la danse tout au fond de son coeur. Il y a tant et tant à explorer! Mais aussi tant de choses essentielles ou inessentielles (comment savoir?) à laisser de côté au moment des départs et à tenter de retrouver pour se ra-ressembler (à) soi-même et se sauver de l'oubli! Tâche épuisante et vouée à l'échec, car les mots sonnent toujours un peu comme le tocsin de la mort... Le geste d'écrire ou de peindre se fond alors en un seul qui s'apparente à celui qui nous vient des profondeurs de l'histoire humaine quand les premiers hommes avaient découvert et mis en oeuvre le pouvoir de laisser des traces sur les parois de leurs cavernes...  Que ne connaissaient-ils l'informatique à cette époque! Prescience des chamans qui tentaient d'ouvrir des liens sur les portes de l'au-delà?!... Nous portons tous en nous l'énigme des premiers jours et de la fin du monde... 

 

   Mais que serait ce billet sans la personne hors champ qui a pris les photos qui lui ont servi de support? Que conclure sinon que l'invisible permet le visible?... Et que, à l'inverse, le geste de l'inscription dans le monde par les chamans-artistes, en ouvrant-ouvrageant des espaces-temps qui, sinon, resteraient hors de portée, permet la révélation de ce que le réel a d'insoupçonné?... Magie de l'écriture et/ou de la peinture... n'est-ce pas, Giovanni?

 

   Giovanni devenu grand devient un père visible au milieu de ses propres fils... Mais alors, si ce n'est plus le père qui prend les photos, qui donc se dissimule hors champ cette fois?

Giovanni 5

   Depuis la nuit des temps, c'est ainsi, les grands transmettent aux petits. Les fils reçoivent donc du père ce qu'il a de meilleur, les mots et les couleurs.

Giovanni 6   Paolo le cadet suivra le père à Paris, tandis que l'aîné Raffaele restera à Rome. Ainsi continuera l'histoire d'une famille métronomique...  link

 

   Les humains ont inventé la photographie automatique. Le regard de Gabriella ne rencontre pas, ici, celui de son père.  

Giovanni 7

   Sans doute a-t-il choisi de s'effacer momentanément pour prendre en artiste cette photo de sa fille... De profil mais en réalité de face, brouillage de la perspective, mise en abyme... Une soeur et deux frères, trente ans auparavant, à Siena... etc, etc... Giovanni 2

 

 

 

 

      texte : Françoise Gérard

      photos : Giovanni Merloni

 

 

 

 

       

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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 00:04

Enseigner est une science

LE MONDE | 20.12.2013 à 18h01 • Mis à jour le 20.12.2013 à 19h04 |Par Stanislas Dehaene (Professeur de psychologie cognitive expérimentale au Collège de France)

 

[...] Deuxième scandale dévoilé par l'enquête Deauvieau : nous sommes en 2013, et 77 % des enseignants des zones défavorisées choisissent toujours un manuel de lecture inapproprié, qui fait appel à une méthode mixte, c'est-à-dire où l'enfant passe un temps considérable à des exercices de lecture globale et de devinettes de mots qu'il n'a jamais appris à décoder.

Seuls 4 % adoptent une méthode syllabique, qui propose un enseignement systématique et structuré des correspondances entre les lettres et les sons. Or les résultats montrent que c'est ce système qui réussit le mieux aux enfants, et de très loin : 20 points de réussite supplémentaires sur 100 aux épreuves de lecture et de compréhension !

Ce résultat vient confirmer ce que trois décennies de recherches en psychologie cognitive ont démontré : seul l'enseignement explicite du décodage graphophonologique est vraiment efficace. En 2000, par exemple, une vaste méta-analyse américaine montre que les enfants à qui on enseigne ces principes parviennent plus vite, non seulement à lire à haute voix, mais également à comprendre le sens de ce qu'ils lisent.

Ce n'est guère étonnant : l'invention de l'alphabet a demandé plusieurs siècles, comment imaginer que l'enfant le découvre seul ? Le principe alphabétique ne va pas de soi. Il faut en enseigner explicitement tous les détails : la correspondance de chaque son du langage avec une lettre ou un groupe de lettres ; et la relation entre la position de chaque lettre dans le mot écrit et l'ordre de chacun des phonèmes dans le mot parlé.

RECHERCHES FONDÉES SUR L'IMAGERIE CÉRÉBRALE

Les recherches de mon laboratoire, fondées sur l'imagerie cérébrale, le confirment : tous les enfants apprennent à lire avec le même réseau d'aires cérébrales, qui met en liaison l'analyse visuelle de la chaîne de lettres avec le code phonologique. Entraîner le décodage graphème-phonème est la manière la plus rapide de développer ce réseau – y compris pour les enfants défavorisés ou dyslexiques.

Comment expliquer qu'en France les stratégies de lecture qui ont prouvé leur efficacité ne soient pas proposées à tous les enfants ? La réponse est simple : la formation des enseignants ne leur a jamais expliqué qu'il existe une approche scientifique de l'apprentissage. Résultat : bon nombre d'enseignants « bricolent », selon le mot de Jérôme Deauvieau.

Leur enfer scolaire est pavé de bonnes intentions pédagogiques. Ils conçoivent l'enseignement comme un art, où l'intuition et la bonne volonté tiennent lieu d'instruments de mesure. Combien de fois m'a-t-on dit : « La méthode globale ne fait pas de mal, je l'emploie depuis des années, et la plupart de mes élèves savent lire. » Mais 5 ou 6 enfants par classe en échec, c'est précisément ce que crient les statistiques : 20 % des élèves n'apprennent pas à lire, et ce sont ceux de bas niveau socio-économique ; les autres réussissent parce que leur famille compense, tant bien que mal, les déficiences de l'école.

Partout ailleurs dans le monde s'impose pourtant l'idée d'une éducation fondée sur la preuve, c'est-à-dire sur une évaluation rigoureuse des stratégies éducatives, et de vastes études contrôlées, multicentriques et statistiquement validées.

Ces études ont conduit à identifier plusieurs principes fondamentaux qui maximisent la compréhension et la mémoire. Ces principes doivent être mis en œuvre au plus vite dans les classes françaises. Il est urgent que la formation des maîtres inclue un bagage minimal de connaissances sur l'enfant et la science de l'apprentissage.

FOURNIR UN ENSEIGNEMENT STRUCTURÉ, EXIGEANT

Ces connaissances, quelles sont-elles ? Tout d'abord que, contrairement à ce qu'envisageait Jean Piaget (1896-1980), l'enfant n'est pas dépourvu de compétences logiques abstraites. Bien au contraire, le cerveau de l'enfant est structuré dès la naissance, ce qui lui confère des intuitions profondes.

Il est doté de puissants et rigoureux algorithmes d'inférence statistique. En conséquence, l'école doit fournir à ce « super-ordinateur » un environnement enrichi : un enseignement structuré et exigeant, tout en étant accueillant, généreux, et tolérant à l'erreur.

Les neurosciences cognitives ont identifié quatre facteurs qui déterminent la facilité d'apprentissage. En premier, l'attention : elle fonctionne comme un projecteur, qui amplifie l'apprentissage, mais dont le rayon d'action est limité. Le plus grand talent d'un enseignant consiste donc à attirer, à chaque instant, l'attention de l'enfant sur le bon niveau d'analyse.

Une expérience remarquable montre ainsi que le même alphabet sera appris rapidement ou, au contraire, totalement oublié, selon que l'on s'arrête sur les lettres ou, au contraire, sur la forme globale du mot : l'attention globale canalise l'apprentissage vers une aire cérébrale inappropriée de l'hémisphère droit et entrave le circuit efficace de lecture. On mesure ici combien la méthode mixte, en désorientant l'attention, cause de dégâts. [...]

Stanislas Dehaene, Professeur de psychologie cognitive expérimentale au Collège de France.

Lire l'intégralité ici: link

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 08:30

Chaque jour à la même heure, pendant que je prends mon petit déjeuner, une mésange charbonnière picore amicalement en face de la fenêtre de la cuisine, en me racontant les nouvelles du jardin. L'écureuil avec lequel j'ai des accointances pose en passant des questions à l'aide de son panache en forme de point d'interrogation. Le chat du voisin qui rôde en permanence essaie de les balayer à coups de griffes. Mes petits amis sont plus vifs que lui, heureusement, mais pour me rassurer moi-même, j'ouvre la fenêtre en général juste à temps pour apercevoir le hérisson sorti de son sommeil et le sauver, lui aussi, des mauvaises intentions du chat. On entend alors souvent le cri rauque d'un faisan suivi d'un coup de carabine. Quand je vais me promener ensuite dans le champ au bout du jardin, je m'amuse à repérer les terriers des lapins et les gîtes des lièvres. Je suis les traces laissées par les chevreuils et je m'aventure vers les bois en ayant un peu peur de me retrouver nez à nez avec le sanglier qui a marqué le sol de ses empreintes. Surtout, je lève le nez et je contemple le ciel immense. Toute seule et à n'en plus finir, je ris aux anges...

 

     

 

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 00:04

vendredi 22 décembre 2028

 

Réveillez-vous! // ô vous qui viviez en ces temps où tout était encore possible... //

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ECRIT DEPUIS L'AVENIR

 

 

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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 11:04

En traversant la ville en voiture, je fais soudain la constatation (pourquoi aujourd'hui plutôt qu'hier?) que tous les arbres ont enfin perdu leurs feuilles. Non, au bord de cette avenue, en ligne, cinq ou six platanes (tilleuls?) se prennent pour des sapins, verts comme en été, verts de haut en bas. De surprise, je perds un peu le contrôle de mon véhicule, qui se déroute puis se redresse. La scène de collision contre un platane ne s'est pas produite. J'ai eu le temps d'apercevoir sur le trottoir des petits tas de feuilles caduques. Dans le rétroviseur, mon regard emporte quelques feuilles volantes. La représentation que je me fais du monde retrouve son sens habituel.

 

 


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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 13:00

Tous les jours, aux alentours de treize heures, parfois à peine perceptible mais réel, un rai de lumière. Ouvrir l'oeil.

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 00:04

mardi 19 décembre 2028

 

je ne suis plus chez moi nulle part // mon ennemi est partout // mon âme est en train de s'éteindre // je n'ai plus la force d'imaginer // le monde (me) tue ///////////////////////////////////////////////////////    

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ECRIT DEPUIS L'AVENIR

 

 

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