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Présentation

  • : le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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Autoportrait

         Qui étais-je vraiment? /

Ballet d'oiseaux

          au bord de la mer  

Impossible livre

      Mots

    déploiement géométrique, sonore, temporel

Les mots/"Sons" dessus dessous?/Où (hou!hou!) sont les sons?/Sur les ondes/Tout se jouait entre deux mots qui se fuyaient/Ecrits déchirés/Les mots me manquent/Mots à profusion/Fond et forme/L'art de combiner les sons/Passerelles de mots/Sous le couvert des mots /Ma voix résonne dans le désert!/C (Qu) antique/Mots creusés-creusets /Mots interdits /Mots /                       

       Motifs

     Leitmotiv/    

         Ombres

     Point de rencontre /Aboli bibelot /Portrait/  

         Images

     Images découpées/La dernière image de lui/ Autoportrait /  

          la lettre i

     Démolition/DESPERADO/Eperdument/  

           immense

     Un océan à traverser/Plans sur la comète, rêverie géante.../  

            improvisations

     Nécessité fait loi?/ Chevauchée fantastique/  

             invisibles frontières  

     Moi et/ou moi/Acrostiche/Du trajet au destin (tragédie?)/Elle ourlait le bord des précipices.../Incertains rivages/L'usine/Couloirs du temps/  

          itinéraires

     Rose des vents/Prendre le large/

24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 00:04

     Sans doute le Jokari a-t-il permis que je m’exerce à trouver des éléments de langage pour sortir du chaos. Le magma implicite devenait plus fluide, extensible et fin comme l’élastique. D’un coup de raquette, je lançais la balle à l’autre bout du monde connu. J’apprenais à baliser mon territoire, à en explorer les limites. La petite balle en caoutchouc avait la fonction d’un émissaire. Elle décrivait de la terre vers le ciel et du ciel vers la terre des orbes, des courbes, qui m’expliquaient l’Univers. Je dialoguais ainsi avec les puissances contraires, les rebonds de la balle au bout de l’élastique faisaient se rejoindre les contradictions. Je n’étais pas toute-puissante puisque je devais apprendre à maîtriser mes gestes. J’apprenais la modestie en même temps que la mesure. J’étirais mes coups comme j’étirais mes phrases. Les mots me conduisaient dans de multiples directions aux destinations insoupçonnables. Avec les vingt-six lettres de l’alphabet, j’avais à ma disposition des mondes en quantité infinie. Les voyelles prenaient toutes les colorations de la lumière, les consonnes dansaient sur les pages. Les mots que je formais, les phrases que j’alignais, apportaient des bouts de réponse aux questions lancées par ma conscience figurée sans doute inconsciemment par la balle compacte qui rebondissait sur le sol. Quel dieu, quelle puissance jouait ainsi avec le cœur de moi-même en mon for intérieur ? Que ressentaient les autres ? Avaient-ils la même perception que moi du chaos et/ou de l’organisation du monde ? Quelle était la langue qui éclairait leur conscience ? Comment s’arrangeaient-ils avec elle ? Tandis que je philosophais avec la balle, elle me divertissait. Ses rebonds parfois imprévus faisaient que le fil de notre conversation s’interrompait. J’avais du mal à la rattraper. Trop essoufflée, je finissais par me déclarer K.O...     ENFANCE  

 

 

 

 

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 00:04

   Non, je n’étais pas passée sans transition de l’état instable et anxieux de mon enfance à l’apaisement des années qui s’étaient succédé ensuite jusqu’à mon départ pour L. en suivant une orbite aussi régulière que celle des corps célestes. Cette impression résulte d’un effet de perspective dû à l’inclinaison prise par ma mémoire. Si je me rapproche de la période que j’ai appelée « newtonienne » de ma vie, je constate qu’elle est parsemée elle aussi de trous et de bosses. Néanmoins, l’impression dominante que m’a laissée mon enfance reste incontestablement la confrontation inconfortable au mystère insoluble de la vie et de la mort, alors que l’âge de raison et les années qui ont suivi ont permis que je campe sur un sol plus solide...      ENFANCE

 

 

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 17:05

 

     Il faut toute une vie pour écrire quelques lignes denses.

 

 

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 00:04

    la solitude est un soleil en fugue

    l'angoisse le désir

    le désespoir n'est que le creux de l'espoir

    tout est vie même la mort

    dans le non-devenir s'émancipe le refus

    les yeux délaissés sont aimantés

    l'énergie gicle du manque d'être

    l'échec est un mensonge

    si nos voix ne se répondent pas

    la vérité est qu'elles appellent

    vers un soleil caché convergent toutes les

tentatives

    la révolte accepte la mort

    comme une volte-face

 

 

 

 

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 00:04

     lundi 20 novembre 2028

    

 

     je plongeais les mains dans l'eau argentée

 

     l'or de la lumière coulait entre les doigts

 

     l'air pur et léger tremblait d'azur

 

     mon coeur tremblait d'amour

 

     les corps croyaient avoir une âme

 

     au diapason des dieux

 

     ~~~~~~~~~~~~~~~~~~

 

     VECTEUR

 

 

 

 

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 00:04

     Nous répétions la même séquence des dizaines ou des centaines de fois. Combien de milliers de va-et-vient, de trajets identiques, de coutures superposées dans les cartons où les pièces achevées s'empilaient, aurions-nous la chance de pouvoir continuer encore à faire ensemble si la balance ne penchait pas du mauvais côté ? Mes parents travaillaient tous les deux dans le textile. Mon père était tisseur dans une usine, ma mère mécanicienne à domicile. Elle travaillait surtout le soir, après le repas, et parfois, trop rarement, quand elle acceptait mon aide maladroite, au lieu de me coucher, j’assistais à sa séance de couture. Pour voir clair, elle allumait une petite lampe fixée au-dessus du pied-de-biche. Je regardais avec une certaine crainte le trou minuscule par lequel l’aiguille automatique faisait entrer et sortir le fil à toute vitesse. Mon cœur s’emballait en même temps que le moteur de la machine quand je l’entendais rugir. Ma mère était une virtuose. Je suivais avec admiration les mouvements de ses mains qui poussaient sous l’aiguille les deux parties faufilées du tissu, s’écartaient au bon moment, revenaient, faisaient faire un virage à la pièce assemblée, continuaient la trajectoire jusqu’à la jonction finale, celle où j’intervenais en coupant le fil, juste après le nœud qui devait empêcher la couture de s’effilocher. Elle était payée à la pièce et plus elle en assemblait, plus elle recevait d’argent, mais, disait-elle, « les journées n’ont que vingt-quatre heures ». Aussi me semblait-il qu’elle tirait sur le temps comme sur un élastique, pour en tester sans doute le point de rupture ?…      ENFANCE

 

 

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 00:04

     La lampe de la machine éclairait ses mains resserrées autour du pied-de-biche. Elle se plaignait de gerçures, et même de crevasses, je n'aimais pas que ma mère s'abîme. Elle confectionnait des pièces de vêtements par séries ou, selon le sérieux ou la fantaisie des commandes, des stores, des draps, des toiles de décors. Les tissus rêches sentaient encore la chimie. Les cols-poignets-emmanchures, qui formaient des piles sur la table, étaient les principaux piliers du savoir-faire de ma mère. D'un sujet à l'autre, je découvrais avec elle les nouveaux itinéraires. Assise à ses côtés sur un tabouret, il me semblait que je pilotais aussi. Mon efficacité était certaine une fois la pièce finie. Ma mère l'écartait d'un geste vif, je coupais le fil, j'avançais la pièce suivante. Il n'y avait pas de temps mort, seulement un ralentissement de la machine.      ENFANCE

 

 

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 00:04

     mercredi 15 novembre 2028

 

 

     écoutez la chanson douce du temps jadis

     mon coeur lourd est fermé, mes yeux pleurent de rage

     les traîtres ont verrouillé la porte de l'Eden

     terrestre las lassitude irréversible et

     pleurs de rage Orage destructeur de l'Eden

     terrestre oui la planète bleue comme son ciel

     qui a été pressée comme une orange morte

     ils l'ont tuée pleurs de rage ils ont fait oeuvre

     de mort anéanti notre maison commune

     brisé nos vies en répandant leurs noirs venins

     l'homme est pire qu'un loup pour l'homme trois fois hélas

     tout est à jamais perdu tout à jamais nul

     ne le voulait vraiment nul ne pensait cela

     possible il n'est plus temps de regretter le mal

     est fait nous avons été sortis de l'histoire

     humaine il n'est plus temps d'agir à contretemps

     notre temps est fini notre sort est scellé

     misérables nous n'avons plus que nos yeux pour

     pleurer de rage ou d'abandon les dés jetés

     sont écoutez la chanson douce du temps ja-

     dis écoutez le vent qui souffle au-delà Chut!

 

 

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     VECTEUR 

 

 


 

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 00:04

mardi 14 novembre 2028

 

jadis, nous avions la vie devant nous

nous avions les pieds sur la terre et la tête dans les nuages

nous marchions main dans la main le long des rivages

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VECTEUR

 

 

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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 00:04

lundi 13 novembre 2028

 

Jadis, j'écoutais le chant du rossignol le soir, au moment du lever de la lune...

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VECTEUR

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