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  • : le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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Autoportrait

         Qui étais-je vraiment? /

Ballet d'oiseaux

          au bord de la mer  

Impossible livre

      Mots

    déploiement géométrique, sonore, temporel

Les mots/"Sons" dessus dessous?/Où (hou!hou!) sont les sons?/Sur les ondes/Tout se jouait entre deux mots qui se fuyaient/Ecrits déchirés/Les mots me manquent/Mots à profusion/Fond et forme/L'art de combiner les sons/Passerelles de mots/Sous le couvert des mots /Ma voix résonne dans le désert!/C (Qu) antique/Mots creusés-creusets /Mots interdits /Mots /                       

       Motifs

     Leitmotiv/    

         Ombres

     Point de rencontre /Aboli bibelot /Portrait/  

         Images

     Images découpées/La dernière image de lui/ Autoportrait /  

          la lettre i

     Démolition/DESPERADO/Eperdument/  

           immense

     Un océan à traverser/Plans sur la comète, rêverie géante.../  

            improvisations

     Nécessité fait loi?/ Chevauchée fantastique/  

             invisibles frontières  

     Moi et/ou moi/Acrostiche/Du trajet au destin (tragédie?)/Elle ourlait le bord des précipices.../Incertains rivages/L'usine/Couloirs du temps/  

          itinéraires

     Rose des vents/Prendre le large/

23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 23:04

Eclosion

fleurs de cerisiers

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 23:04

Ma vie se dessinait ainsi autant par le creux de tous les objets que je ne possédais pas que par le plein de notre vie familiale chaleureuse. Nous avions droit à tous les superflus gratuits : les promenades dominicales dans la ville, les festivités qui s’y déroulaient une fois par an juste avant la rentrée des classes, les fêtes foraines qu’on appelait ducasses, mais à condition d’avoir le cran de se contenter de regarder les manèges tourner (en renversant son porte-monnaie, ma mère trouvait souvent in extremis la pièce qui permettait de ne pas se sentir totalement frustré !), les visites chez les proches et les amis autour d’une tasse de café, et aussi, moyennant quand même le prix de deux ou trois demis de bière, les longues pauses dans un café du centre-ville où le luxe consistait à y manger des frites.

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 23:04

Très tôt, j’avais vu ma mère compter les sous. Mon père était courageux et se donnait beaucoup de mal mais ne gagnait pas bien sa vie. Cette anomalie dans le monde des adultes me préoccupait. Comme tous les enfants, j’aimais la logique. Que 2 + 2 fassent 4, sinon, comment s’en sortir ? Le rêve n’était pas le mensonge ni l’imposture. En plus de la logique, je possédais un sens aigu de la justice. Mon père aurait dû être récompensé de ses efforts. Au lieu de cela, la dépense où nous rangions les courses était toujours presque vide. A H. et encore dans nos premières années dans la ville d’A., la paye de mon père était hebdomadaire. Vers le milieu de la semaine, ma mère renversait son porte-monnaie vide au cas où il en serait tombé une pièce oubliée. Pour assurer la soudure, mes parents ne se servaient plus que des nouilles. Nous avions mauvaise réputation auprès des commerçants, non pas à cause des impayés que ma mère n’aurait même pas osé envisager, mais des achats que nous n’effectuions pas. Manquant parfois du nécessaire, il n’était pas question de désirer le superflu. J’étais habituée à ce régime de croisière et je pensais comme mes parents que, de toutes façons, nous avions l’essentiel.

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 23:04

La petite balle en caoutchouc de mon Jokari rebondissait magnifiquement sur le sol lisse de la chaussée en étirant un mince mais solide élastique rond acheté dans une droguerie moderne aux très larges vitrines, qui sentait à l’intérieur toutes sortes d’odeurs étrangement exaltantes. Je tapais dans la balle avec une raquette de bois plein assez petite mais épaisse qu’il valait mieux ne pas recevoir en pleine figure, ce qui pouvait arriver quand je jouais en double avec mon frère (rarement) ou des voisin(e)s. A la fin des années 1950, à cet endroit de la ville, la circulation automobile était inexistante. Seuls le camion qui livrait la bière et la camionnette du laitier pouvaient interrompre nos jeux. L’été, quand j’entendais le klaxon très particulier de la voiturette du marchand de glaces, je rentrais chez moi pour vérifier si le non de ma mère était toujours aussi ferme (c’était « trop cher ») et pour m’éloigner visuellement de la tentation et des regrets que je ne réussissais pas à supprimer complètement de ma tête.

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 23:04

FleursAnémones

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 23:04

Nous habitions à la périphérie de A., dans une rue en terre battue desservie par trois pompes, l’eau courante serait installée dans chaque maison en 1963. Nous avions quitté une maison plus confortable mais dont le loyer était « trop cher » et qui n’avait pas de jardin pour y faire pousser des légumes. Nous nous nourrissions principalement de pommes de terre. Mon père avait gardé une prédilection pour le pain, qu’il bénissait d’un signe de croix avant d’entamer la miche. Les légumes de notre futur jardin constitueraient un appoint non négligeable à notre menu et au budget familial. Mon père avait aussi pensé aux fleurs que le jardin fournirait pour le cimetière. Le jour de la fête des morts, il pourrait mettre à profusion dahlias et chrysanthèmes sur les tombes de nos proches. Nous changions de commune mais nous ne nous déplacions que de trois rues. Le déménagement avait pu se faire avec une charrette à bras en quelques allers et retours. Je partais en éclaireur et faisais la mouche du coche. Excitée et joyeuse, je faisais de grands signes pour nous libérer le chemin, le déménagement, même à si peu de distance, restait une aventure.

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 08:20

J'arrive à pied par l'arrière de l'immeuble où je travaille. La barrière rouge et blanche se lève à chaque entrée/départ d'un véhicule autorisé. Un pot d'échappement me grille la politesse, je fais un saut de côté.

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 23:04

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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 23:04

Le poële ronronnait doucement au centre de la pièce en diffusant une chaleur engourdissante, les fenêtres prenaient une couleur bleutée qui annonçait la fin du jour, le rougeoiement du charbon commençait à faire danser les cuivres. La petite salle comportait neuf tables de bois sombre recouvert d'un vernis qui réfléchissait comme un miroir les liquides colorés déposés dans les verres. Quatre joueurs de belote étaient installés entre le poële et le comptoir, ponctuant le silence de leurs éclats de voix tantôt triomphants, tantôt désappointés. Lucien avait choisi, comme à son habitude, une table du fond, de façon à embrasser du regard tous les menus événements qui se produisaient dans le café, depuis le déplacement de la chatte vers la chaleur du feu jusqu'aux gestes nonchalants d'Eugène en train d'essuyer de la vaisselle ou de remuer le tison. De l'autre côté du grand champ obscur de la place, les vitrines s'allumaient une à une comme une guirlande de Noël. C'est alors qu'il avait commencé à parler, comme jamais auparavant. Elle avait bu ses paroles comme l'eau d'une oasis dans un désert.

 

 

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           Dominique HasselmannDominique Hasselmann@dhasselmann       

        « Confidences » http://bit.ly/136spVw « Quatre joueurs de belote… » @leventquisouffl : J'ai pensé à Cézanne http://bit.ly/116qf5i .

 

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 23:04

Une feuille est posée sur une petite table basse. L'enfant dessine. Sa tête ronde est penchée vers le rectangle de papier blanc. Il écrit-crée-crie sur cet écran qui réfléchit ce qu'il voit dans sa tête. Le tain du papier lui renvoie des rêves et des cauchemars. Il les contemple et les retouche. Il se sent tout puissant quand il modifie une image. La vérité veut parfois que ses doigts exécutent trait pour trait une figure imposée. Dans la maison qui explose, il y a un chat qui ronronne. Il y a des choses et des gens, dont Jean, son père. Il couvre son dessin de taches rouges et d'éclairs orange. Comme dans les BD, il dessine des bulles pour faire parler les personnages. Il a la gorge nouée, les mots ne sortent pas de son dessin. Il voudrait tout effacer, ne le peut pas.

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