Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
Le langage me transporte dans des lieux qui seraient inhabitables sans l'abri des mots. Leur approximation me permet de circuler dans un espace ouvert par mes désirs et fermé par mes peurs, restreint par mes limites, borné par mon ignorance. La parole...
Lire la suiteglisse la barque sur l'eau sillage lignes de fuite clapotis tendre berceuse si légère et si facile pesanteur abolie je glisse je glisse je lisse ma vie si limpide soudain douce ivresse des rimes des rames je m'arrime mirages à des images de rivages hospitaliers...
Lire la suiteL'extraordinaire commence à l'instant où je m'arrête. Maurice Blanchot
Lire la suiteIl n'y avait plus au-dessus de lui que le ciel, un ciel voilé, mais très haut, immensément haut, où flottaient doucement des nuages gris. Tolstoï
Lire la suiteNous ne valions pas cher, nous risquions de disparaître de la circulation pour un oui ou pour un non. Le monde fonctionnait selon ce principe binaire primaire, qui déclenchait en moi le mécanisme de la peur à chaque fois que je voyais Rosana se laisser...
Lire la suiteDes hurlements de sirènes précédaient les éclairs de gyrophares qui recherchaient les hors-la-loi dans les rues voisines. Des rais de lumière crue pénétraient dans mon antre à travers les fentes de la palissade. Les rayons tournants déplaçaient un faisceau...
Lire la suiteune goutte d'indifférence... + une goutte d'indifférence... + une goutte d'indifférence... _________________________ = un océan d'indifférence...
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