Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
Le terrain vague offrait de quoi survivre. De l'eau en abondance dans un tonneau rouillé, quelques fruits et légumes dans un jardin abandonné. Minima conservait des provisions chapardées dans un sac en plastique caché dans le rebord d'un pneu crevé. Quand...
Lire la suiteAvant, sur ses brouillons de papier, le geste de l'écrivain consistait à raturer. L'effacement était rendu visible par le dessin, blocs de phrases libres ou raturées alternées, du manuscrit raturé. La rature était un effacement que le lecteur pouvait...
Lire la suite1er moi(s) imaginaire 2 moi(s) imaginaire(s) 3 moi(s) imaginaire(s) 4 moi(s) imaginaire(s) 5 moi(s) imaginaire(s) 6 moi(s) imaginaire(s) 7 moi(s) imaginaire(s) 8 moi(s) imaginaire(s) 9 moi(s) imaginaire(s) 10 moi(s) imaginaire(s) 11 moi(s) imaginaire(s)...
Lire la suiteLes arbres dansent en demi-cercle autour du jardin. Dépourvus de leurs feuilles, marronniers, hêtres, chênes, tilleuls, découvrent leur personnalité première, princière. Leurs corps sont élancés vers le dôme de leurs ramifications. Ils dansent dans des...
Lire la suiteLa photographie n'était que le reflet arbitraire d'un instant arraché à la fosse béante du temps, et ne livrerait pas d'autre secret que cette fixité étrange et ce témoignage troublant d'une vie abolie mais qui avait existé. Ce n'était qu'une trace, aussi...
Lire la suiteQui étais-je vraiment? Petite fille habitée de mauvais rêves et traversée de fantômes, trouée comme une passoire par tous les pores de sa peau... Perméable à toutes les érosions et dérisions... Décapée, dépitée, décapitée à chaque déluge, nettoyée et...
Lire la suite* La voisine disait que j'avais de plus en plus triste mine. Je perdais mes couleurs, je manquais de distraction, il fallait que je m'évade un peu. La voisine aurait mieux fait de se taire, ma figure ne regardait que moi. Je me regardais quand je voulais....
Lire la suiteA l'intérieur de la gare, des musiciens solitaires entraînaient dans leur monde sonore les voyageurs tranquilles qui passaient. Un batteur frappait à coups de poing ou du plat de la main sur un tonneau métallique. Il tapait des rythmes frénétiques au...
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