Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
le gel fleurit en cristaux d'étincelles frêles qui arpentent la nuit grisée de lune tiède où se nichent des baisers furtifs et vagabonds d'amants transis en peine de soleil
Lire la suiteMinima faisait des gestes, dans sa maison imaginaire de sable et de nacre, pour m'expliquer que, derrière cette fenêtre-ci ou cette fenêtre-là, sous la lampe de la chambre ou celle de la cuisine, dans un cône de lumière chaude qui réunissait la famille,...
Lire la suiteElle se souvenait de la description d'une danseuse aux longs cheveux noirs qui ressemblait à Rosana lorsqu'elle la regardait, chez elle, à la lueur des bougies. Au temps de la machine, dans la maison démolie, Minima avait essayé de reconstituer la ronde...
Lire la suiteCette angoisse insidieuse, indicible, était apparue pour la première fois le jour où... Non, la première apparition était antérieure, elle remontait à... Ensuite, elle l'avait réprimée, refoulée jusqu'au jour où... En réalité, elle avait toujours connu...
Lire la suiteParmi les objets qu'elle transportait dans son sac, Minima aimait particulièrement le mécanisme d'une boîte à musique cassée. Elle savait que des personnages avaient dansé sur le couvercle disparu qui leur avait servi de socle. Elle l'avait appris de...
Lire la suiteRosana avait posé sur un empilement de cageots embellis par une étoffe la photo d'une réunion de famille. Tout le monde souriait dans la même direction et se serrait les coudes pour tenir dans le cadre. Minima comparait les photos de Rosana avec les siennes....
Lire la suiteRosana avait jeté des passerelles entre sa tête et la sienne. Chez elle, Rosana allumait des bougies. La lumière dansait sur son visage. Elle ne portait plus son fichu, ses cheveux noirs brillaient. Elle accompagnait ses récits de chansons. Minima écoutait...
Lire la suiteMinima faisait des gestes, dans sa maison imaginaire de sable et de nacre, pour m'expliquer que, derrière cette fenêtre-ci ou cette fenêtre-là, sous la lampe de la chambre ou celle de la cuisine, dans un cône de lumière chaude qui réunissait la famille,...
Lire la suite