Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
La syntaxe étirait mes phrases et portait les mots que je choisissais de plus en plus loin sur la page écrite. Quasi muette dans la vie courante, je me découvrais bavarde à l’écrit, capable d’aligner des phrases et des phrases que je pouvais ensuite relire...
Lire la suitela lumière bleue du ciel tombe drue sur le jardin qui tend son prisme vert
Lire la suitejaunes ou roses ou parme dans les jardins et les parcs des bouquets s'épanouissent sobrement consensuels
Lire la suiteLe « dire », avec ses deux registres qui se repoussaient l’un l’autre, avait rendu ma parole hésitante et incertaine. L’ « écrire » se présentait sous un aspect plus rassurant. Par écrit, b + a faisaient « ba » sans accent. Les mots écrits se composaient...
Lire la suitela lumière naissante est tamisée par un voile d'argent si fin que l'or qui ourle chaque bord du monde inonde le paysage de transparence blonde entre les ailes azurées des anges
Lire la suiteHachures sur le mur blanc, j'ai relevé la tête, les lamelles du store de mon bureau scandent l'espace.
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